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RÉSUMÉ

Le meurtre du père est au cœur de la légende grecque de Sophocle, «le roi Oedipe» que Sigmund Freud a pris comme référence pour expliquer son complexe d’Oedipe. Dans «Totem et Tabou», Freud reprend également la thèse darwinienne de la horde primitive  où il s’agit du meurtre du père de la horde par ses fils. Dans «l’Homme Moise et monothéisme», il a fait deux constatations; le Dieu du monothéisme est l’idéalisation du père omnipotent, et il y a eu un déplacement de l’acte qui vise le père en sacrifiant le fils. Donc d’après lui la relation père-fils est ambivalente. La colère qui pousse les fils de tuer le père adoré autrefois, amènera avec lui le tourment d’avoir péché contre Dieu. Le père idéalisé incarne en même temps le père meurtri donc le père qui est a l’origine de la culpabilité. Cet idéal paternel permet au fils de tuer symboliquement le père et prendre sa place dans la généalogie. Pour Guy Rosolato, les monothéismes liant la généalogie au père ont caché le désir Oedipien interdit envers la mère et ont mis au premier plan l’interdit du meurtre du père. Mais comme Sigmund Freud a déjà souligné que dans l’Islam, le mythe du meurtre du père fondateur manque, cela a eu probablement des conséquences. Le manque d’approfondissement du mythe fondateur, a-t-il causé la violence extrême que nous voyons dans les pays de l’Islam?

 

INTRODUCTION

Ma lecture du livre d’Etienne Balibar, Violence et civilité se fera depuis une thèse avancée par le domaine de la psychanalyse et l’œuvre de Freud en particulier. Elle concerne la question théorique du concept de la fondation en philosophie politique en rapport avec la violence étudiée sous un aspect particulier concernant les substrats inconscients de la violence. Je connais Etienne Balibar à travers son premier ouvrage Lire le Capital que j’ai lu au moment où il l’a édité. J’avais vingt ans à cette époque. Puis j’ai suivi ses réflexions surtout sur l’idée de L’Europe et sur les politiques d’immigration etc. Dernièrement je me suis attelé à son livre Violence et civilité qui est la référence proposée pour la réflexion.

Je suis psychanalyste et comme tous les psychanalystes, en suivant les pas de Sigmund Freud, je m’intéresse en dehors de la psychiatrie et de la psychologie à tous les domaines des sciences humaines où la psychanalyse peut être un des outils d’investigation. Freud appelait une telle démarche, la « psychanalyse appliquée ». Même si mon intérêt est très grand pour les sciences humaines je dois avouer que mes connaissances sont très limitées par rapport aux spécialistes de ces domaines. L’intérêt, le défi est le partage d’expériences de recherche, de terrain pour dégager des problèmes, ici en lien avec les thèmes très vastes du livre d’Etienne Balibar, Violence et Civilité. Je me propose ici de prendre l’exemple la violence dans la relation père-fils et le rôle de la religion pour montrer des liens d’un mythe fondateur avec la violence extrême.

 

LA VIOLENCE ENTRE PÈRE ET FILS

En tant que psychanalyste travaillant en Turquie, une question m’a souvent été posée: est-ce différent de travailler avec les gens de culture orientale c’est-à-dire avec des analysants en Turquie? Au niveau théorique, il ne peut pas avoir de différence, car la psychanalyse est la science de l’inconscient dont la structure ne permet pas aux différences de sexe, de race ou de nationalité, voire même d’âge de prendre le pas sur un modèle théorique de portée universelle, toujours ouvert d’ailleurs une construction. Mais bien entendu il doit avoir une différence dans le discours des patients. Depuis vingt ans dans mon travail de psychanalyste en Turquie, j’ai été frappé de la place que mes patients accordaient à l’existence du «trop de violence» dans les relations père-fils. Et j’ai essayé de comprendre les raisons de ce trop de violence et ses conséquences. J’avais une question supplémentaire: pourquoi et comment cette violence dans la relation père-fils est-elle transmise de génération en génération?

Je vous fais part de constatations qui prennent racine de ma pratique professionnelle, et j’accepte qu’elles soient très subjectives. Ici puisque je suis avec des spécialistes en philosophie politique, en sociologie, en anthropologie, etc. je me lève de mon fauteuil d’analyste pour les mettre sur la table des sciences humaines pour qu’elles puissent être discutées plus largement.

Tout d’abord, il me faut parler brièvement de l’approche de la violence et de ses racines par la psychanalyse. Il est possible de trouver d’innombrables écrits psychanalytiques sur la violence. Par exemple, je peux citer Piera Aulagnier qui parlait de la «violence primaire» dans la relation mère-enfant lors de l’apprentissage du «langage fondamental» et Jean Bergeret qui voyait la «violence fondamentale» comme un instinct de la première période de la vie humaine. Ou encore, la place que Mélanie Klein, Wilfred Bion et Donald Winnicott de l’Ecole anglaise accordaient à la violence dans leur théorie.

 

UNE COURTE VIGNETTE CLINIQUE

Sigmund Freud est parti de la clinique pour avancer dans la théorie. Je suivrai son exemple et je prendrai comme point de départ les paroles de mes patients hommes qui, quand ils parlent de leur enfance, n’oublient presque jamais d’insister sur les scènes d’égorgement de mouton lors des fêtes du mouton et des réminiscences de leur vécu traumatique de circoncision.

Je pense à un de mes patients, un homme d’affaires de soixante-dix ans qui vient me voir pour les difficultés qu’il vit avec son fils de trente cinq ans. Leur relation était très complexe et trop violente, elle basée sur l’amour et la haine. Il avait lui même entamé une relation semblable avec son propre père jusqu’à la mort de ce dernier. Il avait suivi des études de commerce à l’étranger et n’appréciait pas l’approche commerciale de son père, il trouvait son père trop conservateur. Quant au père de mon patient, il trouvait son fils trop courageux. «Je suis en train de vivre la même chose avec mon fils» me disait-il. Il y avait certes une répétition dans la relation père-fils à travers les générations. Pourquoi?

Le souvenir le plus important de son enfance était les fêtes de mouton. Son père égorgeait le mouton par ses propres mains et mettait le sang du sacrifice sur son front et sur celui de son frère ainé en disant «J’aurais égorgé ton frère, mais il s’est sauvé cette fois-ci, on verra pour l’année prochaine.» «Je savais qu’il n’était pas sérieux mais je n’ai jamais oublié ses paroles», me disait mon patient. Il n’a jamais oublié ces scènes violentes et les paroles de son père qu’il adorait et qu’il trouvait très affectueux quand il était petit. Aujourd’hui soixante années après il fait encore des cauchemars de scènes d’égorgement. «Et puis quand il m’a «livré» aux mains du circoncisiseur, j’ai été choqué» ajouta-t-il. Son père lui avait dit «tu seras un homme» et il a été circoncis de manière traditionnelle, sur la place du quartier entouré de dizaines d’hommes, tenu de force par un oncle et circoncis à vif.

Dans ces souvenirs traumatiques d’enfance où régnait une grande violence, le père était toujours le principal intervenant.

 

LA RELATION PÈRE-FILS,
UNE RELATION TROP VIOLENTE?

Pour quoi la relation père-fils, soit en famille, soit dans le relation Etat-père [1] et citoyen comme on le voit souvent en Orient, était-elle tellement violente, et pourquoi on ne propose qu’une alternative: être ou bien victime ou bien bourreau, sur ces terres?

Sigmund Freud en partant de son auto-analyse a perçu combien la relation père-fils est ambivalente. Le meurtre du père est au cœur de la légende grecque de Sophocle, Œdipe-roi qu’il a pris comme référence pour expliquer son fameux «complexe d’Œdipe». Comme nous le savons tous, Sigmund Freud s’en est servi pour expliquer la haine ressentie par le jeune garçon envers son père qu’il voit comme un adversaire pour l’amour de sa mère; c’est le fameux complexe d’Oedipe. Dans Totem et Tabou, son livre de 1912, Freud reprend également la thèse darwinienne de la «horde primitive» où il s’agit du meurtre du père par la horde par ses fils. D’après lui, ce crime exécuté en commun est à l’origine de la naissance de l’humanité.

Dans l’Homme Moise et monothéisme, l’oeuvre de la fin de sa vie, Freud a fait deux constatations en partant de son expérience clinique. La première: le dieu du monothéisme est l’idéalisation du père omnipotent. La deuxième: il y a eu un déplacement de l’acte qui vise le père en sacrifiant le fils. Ainsi on a voulu changer de direction des désirs meurtriers qui visaient la grande autorité du père ou son substitut idéalisé. La menace du père de tuer son fils est suspendue pour le moment mais elle sera exécutée immédiatement si une faute-péché impardonnable est commis. Pour Freud, la force impérieuse des monothéismes est liée à leur qualité d’être des religions patriarcales.

Freud prétend que le fond de la relation père-fils est ambivalent. La colère qui pousse les fils à tuer leur père adoré autrefois, amène avec lui le tourment d’avoir péché contre Dieu.

Oui, les sentiments du fils envers son père sont violents, son amour mais aussi sa colère, sa haine, son désir meurtrier… Jean Bergeret dit que une des premières utilisations du mot violence dans les langues occidentales est celui de «violare vitam patris» (Ciceron) «attenter à la vie du père».

Je pense qu’à la racine de «trop de violence» que le gouvernement essaie de normaliser aujourd’hui en Turquie, se trouve la peur des pères d’être tués par leurs fils. Mais pourquoi spécialement dans ces terres?

 

LA VIOLENCE DANS CES TERRES

Nous pouvons discuter de la violence dans la relation père-fils à partir de la tradition du sacrifice dans les religions monothéiste. En 1999 quand nous avons organisé les premières Rencontres Internationales de Psychanalyse d’Istanbul [2], nous avions invité Guy Rosolato, psychanalyste français né à Istanbul, dont le livre Le sacrifice est l’un des plus importants ouvrages psychanalytiques sur ce sujet.

Dans l’introduction de son livre, Rosolato dit que les sacrifices puisqu’ils établissent un pont entre la psychologie individuelle et les structures sociales, intéressent les psychanalystes. Guy Rosolato, a dû assister sans doute pendant ses années d’enfance en Turquie, lors des fêtes de sacrifice où les pères égorgeaient des moutons et mettaient le sang sur le front de leurs fils.

Il écrit: «Les formes précises qu’ils prennent avec chaque religion ont leurs raisons d’être dans les désirs et les conflits de tout être humain. Ils soutiennent les sublimations, c’est-à-dire la transposition socialisée des satisfactions libidinales primaires. Ils utilisent et contrôlent la culpabilité et par ce moyen ils servent à entretenir leur fixation subjective, le retour sur soi, et le masochisme par des canalisant les pulsions par la limitation et l’abandon acceptés de la raison en édifiant la croyance, par une adhésion volontaire à la mort. En outre, ils ont un effet un rôle de catharsis thérapeutique en exploitant les tendances morbides, principalement hystériques, obsessionnelles et paranoïaque, tant de l’individu que de la communauté.»[3].

Donc, les mythes sacrificiels ont un effet de protection à l’égard des désirs destructeurs qui visent le pouvoir et l’autorité et à cause de cette qualité, ce sont les mythes fondateurs des monothéismes. Mais il me semble évident qu’ils n’aident pas à diminuer la violence entre le père et fils au moins dans cette géographie où nous vivons.

Pour Rosolato, les monothéismes liant la généalogie au père ont une caractéristique notoire: ils ont caché le désir oedipien interdit envers la mère et ont mis au premier plan l’interdit du meurtre du père. Mais le meurtre est inversé dans la coutume du sacrifice où le père veut tuer son fils. Dans ce cas, dans les monothéismes, la généalogie symbolique sera faite par des hommes de trois générations. Ici le père idéalisé se porte garant de la vérité révélée telle qu’elle est consignée dans les livres sacrés. Mais il ne faut pas oublier que ce père idéalisé qui protège son fils et qui introduit la Loi, est en même temps le père castrateur qui demande une soumission absolue . Il possède la double qualité: être le père cruel de la horde primitive, et avoir été tué par ses fils comme indiqué dans Totem et Tabou  par Sigmund Freud.

Donc le père idéalisé incarne en même temps le père meurtri donc le père qui est à l’origine de la culpabilité. Par ce caractère, l’idéalisation de l’imago paternel participe à l’organisation du surmoi. Mais il y a déjà l’idéal paternel du moi qui est le fruit de l’identification primaire. Cet idéal permets que le fils tue symboliquement le père et prenne sa place dans la généalogie. Si être comme le père, l’imiter et s’identifier à lui constitue l’idéal du moi, et si le désir de le tuer ou la culpabilité héritée philogénétiquement de l’avoir tué jadis constitue le surmoi, la relation père-fils va se jouer dans la relation dynamique des deux.

Les mythes sont les textes fondateurs des populations et aussi des individus. Rosolato définit le mythe en ces termes: «Quand je parle de mythe, il ne s’agit ni de fable, ni de légende, ni de fiction mais d’un modèle originel, qui structure les relations entre un meneur, un idéal, une victime émissaire, une ou plusieurs victimes rituelles et des fidèles, afin de maintenir par une croyance partagée, active et unificatrice, la cohérence sociale.»[4].

Mais quand les mythes fondateurs manquent ou quand leurs fonctions sont insuffisantes qu’est qui arrive? Freud dans le chapitre des «difficultés» de L’Homme Moise et La Religion Monothéiste écrit: «La récupération du seul grand Père primitif produisit chez les Arabes un extraordinaire accroissement de leur conscience d’eux-mêmes, qui conduisit à de grands succès temporels mais s’épuisa aussi avec eux. Allah se montra beaucoup plus reconnaissant à l’égard de son peuple élu que jadis Yahvé à l’égard du sien. Mais le développement intérieur de la nouvelle religion s’arrêta bientôt, peut-être parce qu’il manquait l’approfondissement que produisit, dans le cas du peuple juif, le meurtre du fondateur de la religion.» [5].

Freud avait-il raison? Probablement oui. Est-ce que nous pouvons nier l’importance du manque d’approfondissement du mythe fondateur, quand nous voyons aujourd’hui la violence dans les pays de l’Islam. Où est la culpabilité d’avoir tué jadis le père qu’on devrait avoir hérité des générations antérieures? Le meurtre symbolique de père ne se réalise pas. Est-ce pour cette raison que les fils veulent tuer réellement le père et par conséquent, le père pour ne pas être tué par eux, tue réellement ses fils [6].

 

QUELQUES QUESTIONS-HYPOTHÈSES

En Juin 2013, ce qu’on peut appeler, le plus important événement politique de l’histoire de la Turquie moderne a eu lieu: la révolte de Gezi [7]. Je veux faire deux constatations à partir de cet événement. Tout d’abord, comme j’essaye d’insister sur les racines psychologiques probables de la transmission de la violence antre les générations, le père a tué ses fils, huit manifestants on été massacrés cruellement par les forces gouvernementales. Cela n’a pas été une surprise, nous avons déjà vécu les massacres perpétués par les gouvernements militaires fascistes des années 1970 et 1980.

Par contre dans la révolte de Gezi, il y a eu une très bonne surprise. La grande majorité des manifestants étaient des jeunes et alors qu’ils sont des enfants du pays, ils n’étaient pas violents, voire même, ils ont répondu avec humour aux assauts sauvages des policiers. Mais pourquoi et comment?

Il est peut-être intéressant de discuter la violence en partant de son contraire, c’est-à-dire la non-violence.

On croit que les psychanalystes donnent des réponses, en fait ce n’est pas juste. Ils posent plutôt des questions. Donc je poserai quelques questions en forme d’hypothèses aux collègues philosophes, sociologues, anthropologues, etc. ici présents.

Ces jeunes manifestants étaient non violents, est-ce que c’est parce qu’ils n’ont pas assisté aux scènes trop violentes d’égorgement de moutons? La plupart étaient des citadins et dans les villes turques cette pratique devient de plus en plus rare. Cette hypothèse mérite une recherche socio-anthropologique pour être approuvée.

Ensuite, j’avance une autre hypothèse en posant une autre question: combien de ces jeunes manifestants hommes ont été circoncis de manière traditionnelle? Car dans les villes, la circoncision traditionnelle, le jeune garçon de 8-9 ans tenu de force et circoncis sans être anesthésié, ne se pratique plus, en laissant place à sa forme laïque, une pratique médicale effectuée à l’hôpital. Mon hypothèse est que la grande majorité de ces jeunes ne sont pas victimes de la circoncision traditionnelle. Cette hypothèse aussi mérite une recherche socio-anthropologique pour être approuvée.

Ma dernière question-hypothèse concerne les manifestantes. Elles étaient jeunes et fières d’être femmes, à qui l’islam ne donne qu’une place minime dans la vie sociale. Comment et pourquoi ces femmes se comportaient ainsi? Est-ce que c’est parce qu’elles appartiennent à la génération où se pratique l’échographie? Leur famille savait qu’elles étaient filles et était prête à les accueillir. Cela a sans doute joué un certain rôle dans leur fierté d’être femme.

 

QUELQUES MOTS POUR FINIR

Il faut être optimiste. Les conséquences néfastes du manque de mythe fondateur dans l’Islam sont peut-être en train d’être neutralisées par les nécessités de la vie citadine moderne. Même les mairies turques les plus islamistes interdisent l’égorgement de moutons dans les jardins, les parcs, aux bords des rues; des abattoirs fermés se trouvent à la disposition des croyants. Par ailleurs, le gouvernement islamiste vient d’interdire la circoncision traditionnelle; désormais la circoncision est considérée comme un acte médical et doit être appliquée par un médecin dans un hôpital. Il faut rajouter que depuis plus de dix ans l’échographie est obligatoire pour la suivie des grossesses. Donc toutes les familles connaissent le sexe de leur enfant bien avant sa naissance.

En suivant les thèses de Rosolato nous pouvons dire que peut-être l’amour envers la mère s’étant éclipsé dans les monothéismes en faveur du meurtre du père et que la généalogie étant uniquement liée au père, ces facteurs peuvent avoir joué dans la transmission transgénérationnelle de la violence à travers la relation père-fils. Donc, je formule une dernière hypothèse avant de terminer: l’émancipation des femmes des dernières décennies en Turquie a sans doute joué un rôle important dans la non violence de ces jeunes. Désormais les femmes occupent des places de plus en plus importantes dans la vie politique, économique de la Turquie et même le gouvernement islamiste turc se contraint à accepter des ministres femmes.

Donc, il faut être optimiste mais sans oublier que «le pessimisme est une humeur, l’optimisme est une volonté» [8].

 

Talat PARMAN, psychanalyste, Istanbul

 

 

RÉFÉRENCES
Jean Bergeret, La violence Fondamentale, Dunod, Paris, 1984.
Jacques Bril, Le meurtre du fils, Ed.In Press, Paris, 2000.
Sigmund Freud, Totem et Tabou, traduction française, Marielene Weber, Gallimard, 2004 (1912).
Sigmund Freud, L’Homme Moise et la Religion monothéiste, trad. Française, Cornelius Heim, Gallimard, Paris, 2005 (1939).
Guy Rosolato, Le sacrifice, PUF, Paris, 2002 (1987).
CIPA (Collège International de Psychanalyse et d’Anthropologie), D’un Siècle à l’autre la Violence en Héritage, Ed.In Press, Paris, 2001.

 

NOTES
[1] En Turquie l’Etat est considéré comme un père, d’ou l’expression Etat-père.
[2] Les Rencontres Internationales de Psychanalyse d’Istanbul est organisé pour la première fois les 12-13 Novembre 1999 par le Groupe de Psychanalyse d’Istanbul qui a pris le nom de l’Association de Psychanalyse d’Istanbul en 2001. (Pour plus d’information : www.istanbulpsychoanalyticalassociation.com )
[3] Guy Rosolato (1987) « Le sacrifice » PUF, Paris, 2002, p.7.
[4] Guy Rosolato, Le sacrifice, PUF, Paris, 2002 (1987), p.193.
[5] Sigmund Freud, L’Homme Moise et la religion monothéiste, Tr.Cornelius Heim, Gallimard, Paris, 2005 (1939), p.186.
[6]Aujourd’hui dans cette région du monde, les pères ont peur d’être tués réellement par leurs fils, ce qui arrive généralement d’ailleurs, (les dernières paroles de Kaddafi avant d’être tué n’étaient-elles pas “mais, je suis votre père?). Et d’autres pères à cause de cette peur continuent à tuer leurs fils, en Turquie l’Etat Père a tué huit de ses fils lors de la révolte de Gezi en 2013.
[7] La révolte de Gezi, un mouvement populaire principalement de jeunes pour la protection d’un parc à Istanbul que le premier ministre turc Mr. Erdogan, voulait faire un centre commercial, a duré pendant 5 jours. Huit manifestants ont été tués par la police.
[8] Citation d’Antonio Gramsci

 

 


(RE)PENSER L’EXIL N°5 > LA VIOLENCE DANS LA RELATION PÈRE-FILS ET LE RÔLE DE LA RELIGION, Talat PARMAN, psychanalyste, Istanbul

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