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ADIEU HOCINE

Vaincu par les injures du temps, Hocine Aït Ahmed nous a laissé en legs sa ténacité dans le combat pour une Algérie démocratique.

Mon état de santé ne me permet pas d’être parmi vous, aujourd’hui, pour évoquer les péripéties de notre combat commun marqué parfois par des différences d’analyse et de pratique. Entre nous, la volonté de dialogue en toute amitié et courtoisie a toujours prévalu sur les joutes de mauvais aloi.

Nous convenions que la rupture inauguratrice du monde moderne n’a pas été consommée dans notre pays. La voie empruntée par les esprits éclairés du nationalisme algérien, à savoir sortir de la tradition sans en avoir l’air, sans une critique radicale des pesanteurs sociales et sans un véritable aggiornamento religieux, s’est avérée impraticable d’où un retour dans le champ politique des forces obscures et des représentations du passé. Ce constat est toujours d’actualité et il est faux de croire que nous pouvons lui donner une suite heureuse sans faire fi de nos échecs et du caractère de fureur et de brutalisation qui marque notre trajectoire politique. Hocine l’avait bien compris mais déminer le champ politique n’était pas une tâche aisée. Continuons le déminage en lui rendant hommage.

Mohammed Harbi, historien algérien, Paris, 29 décembre 2015.

 

HOCINE AÏT AHMED, RÉSISTANT INLASSABLE, HÉROS ORDINAIRE

«Une vie humaine ne peut se passer d’amis, et même qu’une vie sans amis ne vaut pas vraiment la peine d’être vécue»… «nous avons l’habitude de voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité» ce qui nous empêche de comprendre «l’importance politique de l’amitié», cette disposition à «partager le monde avec d’autres hommes» qui rend le monde plus vaste»
Arendt Hannah, Vies politiques, Paris, Tel-Gallimard, 1974, pp. 33-35.

Le résistant inlassable, Hocine Ait Ahmet s’est en allé le 29 décembre 2015 à Lausanne, sa terre d’exil, à 89 ans.

Nous lui rendons aujourd’hui un hommage amical. C’est l’hommage d’une politique de l’amitié, avant son départ en Algérie pour des «funérailles nationales et populaires» (selon le FFS) à Alger, puis son inhumation dans l’intimité dans son village natal – Aït Yahia (Ain El-Hammam), en haute Kabylie aux côtés de ses parents.

Hocine Aït Ahmed a tenu à un enterrement en accord avec l’engagement de toute sa vie dans une voie qu’il s’est fixé et qu’il a suivi jusqu’à sa mort. Dans un testament avec ses dernières volontés, on retrouve bien la cohérence pour laquelle Hocine Aït Ahmed s’est battu durant toute sa vie.

Cet hommage public s’adresse aussi à toute sa famille présente aujourd’hui: à sa femme, ses enfants, Jugurtha, Salah, et Bouchra, à ses petits-enfants.

Dans le canton de Vaud, en Suisse, pays qu’il aimait beaucoup, où il s’est fait des amis fidèles dans la vie quotidienne intellectuelle et politique, avec sa famille, il a vécu un exil de cinquante longues années.

Il aimait beaucoup Lausanne. Quand on regarde la ville de Lausanne baignant dans le bleu Léman, il est vrai que l’on pourrait presque se croire à Alger la blanche au bord de la Méditerranée!

Nous rendons hommage à un «héros ordinaire» [1] dans la tragédie de la vie aux côtés de tant d’autres en Algérie et ailleurs, à un grand homme – aussi grand qu’il était modeste – qui vient de mourir après des décennies de combat. Il a été éloigné de son pays. Il en a été pourtant très proche dans ce qui a été et reste la terre d’une lutte toujours ouverte hier et aujourd’hui.

Parmi les innombrables faits de sa vie, rappelons-nous un instant que Hocine Aït Ahmed a été un des dirigeants du Comité révolutionnaire qui déclencha l’insurrection du 1er novembre 1954 (il avait 28 ans), contre la puissance coloniale qui dominait son pays, l’Algérie, puis il fut l’un des neuf chefs historiques du Front de Libération Nationale (FLN). Dès sa jeunesse, il a été le protagoniste d’un véritable «événement», inscrit dans l’histoire mondiale des luttes de décolonisation. Avec quelques autres, en termes philosophiques, il a pris le risque de l’action, de «commencer quelque chose de neuf» (selon les mots de Hannah Arendt), pour la libération et la révolution socialiste, et il a tenu bon, il est resté fidèle jusqu’à sa mort au projet d’une révolution de libération puis de démocratisation pour son pays.

Son engagement a pesé sur toute son existence et celle de sa famille.

Sa grandeur, apparaît en pleine lumière après sa mort: celle du risque et du courage, de la constance d’un projet individuel et collectif, de construction patiente, inlassable d’un universalisme d’émancipation en acte.

Sa grandeur appelle à lui rendre un hommage à sa mesure, alors que son héritage nous apparaît déjà en pleine lumière.

Nous perdons un grand résistant [2], un protagoniste courageux, critique, très sensible à la question de la vérité [3], constructif dans l’opposition, un grand intellectuel socialiste avisé qui, comme d’autres, a eu souvent raison avant tout le monde quand il fallait inventer la démocratie après les luttes de décolonisation et les guerres de destruction, d’anéantissement, les génocides au XXe siècle. Ce qui n’était pas à la mode. Ni facile. Sa participation, aux côtés de chefs d’Etats de 29 pays à la Conférence des non-alignés de Bandung une des lieux-phares de l’Internationalisme des luttes de décolonisation, est toujours un symbole vivant pour nous aujourd’hui.

Hocine Aït Ahmed est de ceux qui, tout au long de la vie, ont su prendre de la distance, réfléchir, ruser avec les «passions tristes» (Spinoza) du pouvoir. Dans la vie politique, il n’a jamais confondu le compromis et la compromission, la force militaire, policière et la puissance de l’action. Il n’a pas cédé à la logique des privilèges. Sa position, sa lucidité, sa rigueur, sa capacité à durer dans l’adversité, qu’il nous laisse en héritage, est un bien qui n’a pas de prix.

Ce sont des qualités rares et notre deuil est aussi immense que l’héritage qu’il nous laisse.

Permettez-moi, avant d’assurer la coordination de cette cérémonie d’apporter mon propre témoignage.

J’ai eu le privilège de travailler avec Hocine Aït Ahmet et d’autres personnes aux Assises européennes sur le droit d’asile dans le cadre d’activités de la Ligue des droits de l’homme et de la Fédération internationale des droits de l’homme [4], du Comité suisse pour la défense du droit d’asile (CSDDA) qui est devenue Solidarité sans Frontières (SOSF), puis à la fondation du Groupe de Genève (GGE) [5], Violence et Droit d’asile en Europe dès les années 1980, avec le tournant du laboratoire Schengen [6].

Je désire évoquer ici, brièvement, ce que Jacques Derrida appelle une longue «amitié politique» qui s’est déroulée dès les année 1980 ancrée dans la défense des Droits de l’homme, du droit d’asile, des droits des migrant.e.s, en dépassant les frontières nationales, en mettant sur pied avec d’autres (dont François Rigaux [7], président de la Fondation Lelio Basso pour le droit des peuples), dans une première étape durant six ans, les Assises européennes sur le droit d’asile à Lausanne, à Rome, à Bruxelles, puis, dans une deuxième étape, la tenue d’un Tribunal permanent des Peuples sur le droit d’asile à Berlin en décembre 1994, puis dans une troisième étape en fondant le Groupe de Genève, Violence et droit d’asile en Europe en 1986. Ce qu’il m’a apporté dans ce travail commun m’aide beaucoup dans mes activités actuelles sur l’exil et le desexil au Collège international de Philosophie entre Genève et Paris (CIPh).

J’ai connu un homme qui alliait dynamisme résolu et prudence, qui savait écouter avec respect et esprit critique, qui ne manquait pas de malice et d’humour. Il était courageux, d’une finesse et d’une intelligence aiguë, d’une courtoisie, d’une civilité exquise. J’ai appris à connaître son souci «démocratique» qui avait des racines profondes et allait très loin. Qui n’avait rien à voir avec la lutte de clans, de factions, etc.

Il en parlait à propos de l’Algérie et de l’Europe de l’exigence de la construction d’une démocratie pluraliste où peuples, cultures, minorités peuvent être partie prenant d’un projet politique. Il m’avait appris que des expériences d’invention démocratiques avaient existé en Algérie et pas seulement dans la Grèce ancienne. Il parlait du dépassement des frontières nationales, du tissage des liens avec le grand Maghreb, avec l’Europe qu’il dessinait pluriels des deux côtés de la Méditerranée, au-delà de tout chauviniste nationaliste.

L’exilé qu’il était répétait souvent: «le seul sens du patriotisme c’est la démocratie».

Je l’avais notamment invité à une conférence à l’Université et j’ai pu constater combien son expérience avait passionné les étudiant.e.s.

Avec lui, avec ses amis, Abdelmalek Sayad [8], Laurent Monnier [9] et tant d’autres, à l’Université et ailleurs, nous avons eu de nombreuses discussions et débats passionnants sur l’Algérie, l’Afrique, l’Europe, les luttes de libération, la décolonisation, le droit international et la justice, la constitution, les partis et mouvements sociaux, le respect de la diversité qui, pour lui, n’a jamais été séparatiste mais intégratrice dans la diversité. J’ai pu constater, par exemple, combien sa réflexion rejoignait à ce niveau des débats historiques de la Première Internationale des années 1920 et aussi de l’actualité la plus brûlante.

En Suisse, en Europe, un exilé et opposant remarquable, nous a appris que les Droits de l’homme, le droit d’asile, l’hospitalité, ne peuvent céder le pas à la haine, à la frilosité. Que la peur, la démocratie, le droit international, les droits ne peuvent être instrumentalisés. Nous en avons la lourde expérience en Suisse et en Europe.

Il nous quitte, alors que l’asile (question primordiale, avec celle de la guerre en 2016), l’effectivité des Droits de l’homme et du droit international, la création incessante de la démocratie, comme régime, projet, imaginaire, liée à la justice, à la liberté, à la solidarité internationaliste sont plus que jamais à l’ordre du jour au moment où à cette étape de la globalisation, l’exil devient une condition des humains de la planète. Hocine Aït Ahmed reste à nos côtés. Nous continuons à apprendre avec lui, ce talent de partage du monde avec d’autres hommes, ce qui le rend plus vaste et plus habitable.

Marie-Claire Caloz-Tschopp, Lausanne, 29 décembre 2015.

 

UN APERCU HISTORIQUE EN HOMMAGE À HOCINE AÏ AHMED

Depuis jeudi passé, d’innombrables et impressionnants hommages ont été publiés pour retracer le parcours admirable d’Hocine Aït Ahmed. Le Département fédéral des affaires étrangères est officiellement représenté par Madame l’Ambassadeur de Suisse en Algérie, Madame Muriel Berset Kohen. Historien au Département fédéral des affaires étrangères, je remercie très cordialement sa famille de m’avoir fait l’honneur de m’inviter à évoquer quelques phases historiques. Il est impossible en quelques minutes le parcours admirable qui débute dans les montagnes kabyles et qui s’achève ici à Lausanne, après sept décennies de combats politiques en Algérie et dans le monde.

On sait qu’il est né en 1926 dans une famille influente et respectée. Sa formation linguistique est triple, en berbère, en arabe accompagnée de connaissances coraniques et en français. Il adhère au Parti du Peuple Algérien (PPA) en 1943. [10]

En mai 1945, il interrompt la préparation des examens finaux pour le baccalauréat pour participer à des actions clandestines à la demande des dirigeants de son parti. Il reprendra bien plus tard ses études, dans des conditions très difficiles. Il soutiendra en 1977 sa thèse de doctorat dont la version publiée porte le titre: «L’afro-fascisme. Les droits de l’homme dans la charte et la pratique de l’Organisation de l’Unité africaine.»

Dès 1945, très jeune militant clandestin, il est remarqué par les dirigeants nationalistes algériens. En 1948, âgé de 22 ans, il rédige un rapport qui marque une étape importante dans l’émergence du nationalisme algérien. Il écrit notamment: «L’isolement a trop duré. […] Notre stratégie révolutionnaire sera une stratégie d’élargissement et d’ouverture sur le monde.» [11]

Il préconise une politique étrangère qui vise à regrouper le monde afro-asiatique et à chercher un point d’équilibre entre l’Orient et l’Occident. Il s’agit de défendre l’indépendance face aux deux blocs dans le contexte de la guerre froide. Le Comité central du PPA-MTLD approuve son rapport en décembre 1948: le nationalisme est déclaré «libérateur, révolutionnaire et démocratique.»

Après ses premières expériences de préparatifs d’actions insurrectionnelles en Algérie, il devient un diplomate officieux qui parcourt le monde.

Dans ses mémoires, dont seul le premier tome a été publié en 1983, il évoque son bref passage en 1952 en Suisse «où règnent la courtoisie, la simplicité et une méticuleuse propreté.» [12]

Il s’installe ensuite au Caire. Il sera parmi les dirigeants qui organiseront et lanceront le soulèvement du 1er novembre 1954. Agissant à l’extérieur de l’Algérie, il multiplie les interventions.

En 2012, un historien canadien analyse l’action internationale du FLN et souligne son importance. «Des hommes comme Hocine Aït-Ahmed, sans doute l’un des plus intuitifs et des plus influents stratèges internationaux du FLN dans ces premières années, étaient profondément conscients de l’évolution de la société internationale et des implications d’évènements se produisant loin du Maghreb.» [13]

Un autre historien, Matthew Connelly a analysé les archives américaines qui attestent que les diplomates américains ont été très impressionnés par la personnalité d’Aït Ahmed.

Il participe à plusieurs conférences internationales, notamment celle de Bandung en avril 1955. Les représentants de 29 pays africains et asiatiques y sont réunis, notamment Nasser, Nehru et Zhou Enlai. Avec persévérance et force de conviction, Aït Ahmed réussit à obtenir que l’Algérie y soit représentée, même si elle n’est pas encore un état indépendant. Il maîtrise plusieurs langues et sait se faire entendre.

Dans ce contexte, la Suisse devient un lieu de rencontres et d’activités pour les militants. Des Algériens s’y réfugient ainsi que des réfractaires de l’armée française. Des rencontres, plus ou moins clandestines, y sont organisées. Des journaux et des livres sont édités pour diffuser les informations sur les atrocités commises en Algérie.

En octobre 1955, un hebdomadaire romand publie une enquête intitulée: Lausanne base stratégique européenne de l’insurrection en Afrique du Nord. [14]

En effet, des militants marocains et tunisiens séjournent aussi sur les rives du Lac Léman. Pour de nombreux dirigeants, la Suisse est un espace de liberté relative, bien située entre Le Caire et New York. Aït Ahmed initie les activités du Bureau du FLN à New York. En octobre 1956, il signe, au nom du FLN, le mémorandum adressé au Secrétaire général des Nations Unies pour que la «question algérienne» soit inscrite à l’ordre du jour de l’ONU. Il montre que le peuple algérien résiste à l’une des plus puissantes armées du monde. Il analyse la faillite de la politique française de force. Il écrit: «Les Algériens entendent mettre sur pied une république démocratique et sociale au sein d’une Fédération Nord-Africaine. Ils veulent en terminer avec toute discrimination raciale et religieuse dans leur pays.» [15] Ce texte exprime des constantes de la pensée politique d’Aït Ahmed: les objectifs démocratiques et sociaux, le Maghreb, le refus des discriminations raciales, religieuses ou culturelles. Mais ce seront d’autres représentants du FLN qui défendront ce mémorandum à New York. En effet, Aït Ahmed et d’autres dirigeants algériens sont victimes du détournement par l’armée français de l’avion marocain qui devait les amener à Tunis. Dès l’atterrissage à Alger, ils sont arrêtés et ne seront libérés qu’en 1962 après la signature des Accords d’Evian.

En prison, Aït Ahmed continue d’agir. En avril 1957, il rédige une étude et formule des propositions qui aboutissent à la création du gouvernement provisoire de la République algérienne en septembre 1958. Nommé membre du GPRA, il sera aussi informé et actif lors des négociations qui aboutiront au cessez-le-feu. [16] Au cours l’hiver 1960-1961, Olivier Long et d’autres diplomates suisses organisent des contacts secrets, d’abord à Lucerne puis à Neuchâtel, entre des représentants algériens et français. [17] Pendant les négociations publiques en 1961 et en 1962, les délégués algériens résidaient en Suisse et les hélicoptères suisses les amenaient à Evian pour les entretiens avec les représentants français. «D’une rive à l’autre», pour reprendre les termes de l’annonce mortuaire publiée ce lundi, la neutralité active de la Suisse a contribué à la fin de la guerre d’indépendance algérienne. C’est une phase essentielle des relations intenses entre les Suisses et les Algériens. Le 15 février 1962, Aït Ahmed et les autres chefs emprisonnés en France (Ben Bella, Bitat, Boudiaf et Khider) approuvent et ratifient le résultat des négociations qui aboutiront en mars 1962.

Permettez-moi de terminer en citant un poème qu’Aïd Ahmed avait appris par cœur pendant son enfance et qu’il cite dans ses mémoires en évoquant la lutte pour l’indépendance en 1948:

L’Atlas s’est vu vaincu mais jamais dominé,
Vingt peuples l’ont tenté, mais nul n’a pu le faire
Et le chêne gaulois planté sur cette terre
Avant de la couvrir sera déraciné.
[…] Soit ! Si Thyr, si Rome, si la Grèce,
Si la force et l’esprit et l’adresse
N’ont pas pu plier ces gens et les assimiler,
S’il n’a rien servi d’exploiter leur détresse,
Rien de les éblouir, rien de les décimer,
Que reste-t-il à faire, quoi donc qu’à les aimer?
Le secret de régner peut être la tendresse.»

Qu’Aït Ahmed repose en paix, entouré par la tendresse, le respect et la reconnaissance de toutes celles et ceux pour lesquels il a lutté toute sa vie.

Marc Perrenoud, historien, Département fédéral des Affaires étrangères suisses (DFAE), Berne.

 

NOTES
[1] Voir notamment à ce propos, Arendt Hannah, Condition de l’homme moderne, Agora, Paris, pp. 244-246.
[2] Hocine Aït Ahmed n’a jamais exercé de fonction officielle dans l’Algérie indépendance alors qu’il a été l’un des principaux acteurs de la révolution anti-coloniale algérienne.
[3] On a pu mesurer son attachement à l’indépendance, à la vérité, son questionnement sur la force sans limites, non seulement dans la lutte de libération, dans sa trajectoire de combattant (Hocine Aït Ahmed, Mémoires d’un combattant: l’esprit d’indépendance 1942-1952, éd. Sylvie Messinger, Paris, 1983) que lorsqu’avec sa femme et un Comité, il a rompu le silence de l’omerta du pouvoir français et du pouvoir algérien dans «l’Affaire Mecili», cet avocat du barreau de Paris, opposant algérien, assassiné à Paris, le 7 avril 1987, en toute impunité L’affaire est toujours pendante. Voir, Hocine Aït Ahmed. L’affaire Mecili, Paris, La Découverte, (1989) 2007.
[4] Caloz-Tschopp M. C., Glardon M. (dir.), La forteresse européenne et les réfugiés. Lausanne, Editions d’En bas, 300 pages, 1985.
[5] Caloz-Tschopp M.C., Monnier L., Violence et droit d’asile en Europe. Déclaration du 25.9.1993. Asile, Violence, Exclusion en Europe. Histoire, analyse, prospective. M. C. Caloz-Tschopp, Clévenot A., Tschopp M.-P. Genève, Cahiers de la Section des Sciences de l’Education, Université de Genève, FPSE et Groupe de Genève, Violence et droit d’asile en Europe: Texte d’appel et documents annexes, traduit en cinq langues, 1995.
[6] Caloz-Tschopp M.C., Fontolliet M. (dir.), Europe. Montrez Patte blanche. Les nouvelles frontières du laboratoire Schengen. G. CETIM. Genève, CETIM, 1993.
[7] Voir notamment, en rapport avec les Assises européennes sur le droit d’asile à Bruxelles, Rigaux F., Droit d’asile, Bruxelles, Story Scientia, 1988.
[8] Voir les Actes du Colloque sur A. Sayad, présidé par Pierre Bourdieu et tenu à la Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 12-13 janvier 2001 (Internet Maison des Sciences de l’homme).
[9] Monnier L., L’apartheid ne sera pas notre passé, il est notre avenir. Leçon d’adieu à l’Université de Lausanne, 21 juin 1988. Voir le texte sur le site: www.exil-ciph.com
[10] Pour un article biographique, cf. Gallissot, René, Algérie: Engagements sociaux et question nationale de 1830 à 1962, (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier: Maghreb), Paris: Les Ed. de l’Atelier, 2006, pp. 51-53.
[11] Cité par Connelly, Matthew James, L’arme secrète du FLN: [comment de Gaulle a perdu la guerre d’Algérie], Paris: Payot & Rivages, 2014, p. 69.
[12] Hocine, Aït Ahmed, Mémoires d’un combattant: L’esprit d’indépendance 1942-1952, Paris: Sylvie Messinger, 1983, p. 224.
[13] Jeffrey James Byrne, «L’action internationale du FLN», p. 651, in: Bouchène, Abderrahmane, ed., Histoire de l’Algérie à la période coloniale (1830-1962), Paris: La Découverte, 2012.
[14] Cité par Damien Carron, La Suisse et la Guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), Lausanne: Antipodes, 2013, p. 122.
[15] Document daté du 22 octobre 1956, publié dans: Mohammed Harbi et Gilbert Meynier, Le FLN: Documents et Histoire, 1954-1962, Paris: Fayard, 2004, pp.787-790.
[16] Cf. Rédha Malek, L’Algérie à Evian: Histoire des négociations secrètes, 1956-1962, Paris: Ed. du Seuil, 1995.
[17] Cf. Marc Perrenoud, «La Suisse et les Accords d’Evian», Politorbis, N° 31, 2002, en ligne sur le site du DFAE.

 


(RE)PENSER L’EXIL N°6/7 > TEXTES D’HOMMAGE À HOCINE AÏT AHMED, cimetière de Montoie, Lausanne, 29 décembre 2015

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