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RÉSUMÉ

Le cadre psychanalytique d’après José Bleger c’est sur lequel que le patient projette ou dépose ses noyaux «agglutinés» ou «ambigus». C’est le cadre qui est le garant de la libre association du patient et de l’attention-écoute flottante de l’analyste dans sa position de neutralité. La question serait jusqu’où le psychanalyste peut-il écouter tout et jusqu’où il peut garder sa neutralité? La réponse de Silivia Amati Sas est «jusqu’à la honte». D’après Amati Sas la honte dans l’espace transsubjectif se réfère à des moments de lucidité où on a la perception fugace, mais globale d’un cadre commun inacceptable. Le psychanalyste doit se servir de cette «alarme éthique» pour ne pas se rendre à «à quoi bon» provoqué par la mise en place de la violence.

Catherine Malabou a raison quand elle défend la plasticité contre la flexibilité de l’être humain: car la plasticité est donc à la fois restrictive et énergique. Un individu plastic, à la différence d’un individu flexible, serait alors celui qui ne peut subir la pression que jusqu’à un certain point. En marquant la limite, elle révèle du même coup la part essentielle de non-conformité qui permet au sujet non seulement de ne pas plier mais aussi d’inventer sa forme.

Donc l’ambigüité et la plasticité même avec des points de départ très différents, sont deux notions assez proches pour comprendre que le conformisme, l’adaptabilité et la malléabilité de la psyché humaine et celles des groupes ou populations ont une limite. Et cette limite une fois dépassée, il y a la révolte (Ça suffit!) et la création.

 

ÖZET

José Bleger’e göre çerçeve hastanın «yapışık» veya «belirsiz» çekirdeklerini üzerine yansıttığı veya koyduğudur. Hastanın serbest çağrışımını ve analistin yansızlık konumunda dalgalı dikkatini-dinlemesini garanti eden çerçevedir. Burada soru psikanalistin kendine söyleneni nereye kadar dinleyebileceği ve nereye kadar yansızlık konumunda kalabileceğidir. Bunu yanıtı «utanca kadar» diyerek Silvia Amati Sas vermektedir. Amati Sas’a göre utanç aydınlanma anlarına karşılık gelir, o anlarda ortak çerçevenin kabul edilemezliği hakkında geçici ama bütüncül bir algıya sahip olunur. Psikanalist şiddet tarafından kışkırtılan neye yarar ki ye teslim olmamak için bu «etik alarm»ı kullanmalıdır.

Catherine Malabou insanın bükülebilirliğine karşı şekil verilebilirliğini savunmakta haklıdır. Çünkü şekil verilebilirlik hem kısıtlayıcı hem de güç vericidir. Öyleyse şekil verilebilir bir birey, bükülebilir olanın tersine baskıya belli bir yere kadar dayanabilir. Sınırı belirleyerek konformist olmamanın en önemli bileşenini oluşturur ve bu, özneye yalnızca boyun eğmemesini değil kendi biçimini keşfetme olanağını da verir.

Öyleyse belirsizlik ve şekil verilebilirlik faklı noktalardan yola çıkan ama birbirine yakın kavramlardır ve insan ruhsallığında konformizmin, uyumluluğun, yumuşaklığın bir sınırı olduğunu gösterirler. Bu sınır geçildiğinde başkaldırı (Yeter artık!) ve yaratıcılık ortaya çıkacaktır.

 

INTRODUCTION

Le psychanalyste français Cécile Sales a choisi comme titre à son ouvrage consacré au travail du, de la psychanalyste, les jeux de mots de ses patients sur son nom «Vous êtes sale… je peux tout vous dire.»

Le livre commence avec une question aussi capitale que surprenante: «Qu’est-ce qu’un psychanalyste? Un gourou? Un guérisseur? Un conseiller? Un médecin de l’âme?… Rien de tout cela.» [1] Un psychanalyste est avant tout quelqu’un à qui on peut tout dire.

Oui on peut tout dire, voire même on doit tout dire à son psychanalyste. C’est la règle fondamentale; «la libre association». Et le psychanalyste doit tout entendre avec son «écoute-attention flottante» dans sa neutralité dite bienveillante.

Mais est-ce que les patients peuvent-ils tout nous raconter? Surtout quand il s’agit ceux qui ont vécu des tortures, massacres, viols, humiliations etc. Et puis comment nous les psychanalystes pouvons-nous écouter et entendre toute leur colère, leur honte, leur culpabilité, leur peur, leur incertitude et leur impuissance?

Jusqu’où pouvons-nous garder notre neutralité? «Jusqu’où?» (Nereye kadar?) est une question angoissante que les citoyens de la Turquie se posent de plus en plus souvent depuis que le gouvernement turc commence à montrer son visage islamo-autoritariste.

LE CADRE PSYCHANALYTIQUE, L’AMBIGUÏTÉ ET LA HONTE

C’est le cadre psychanalytique qui est le garant de «pouvoir tout dire». Le cadre d’après José Bleger c’est sur lequel le patient projette ou dépose ses noyaux «agglutinés» ou noyaux «ambigus», ceux qui restent dans sa personnalité de l’indifférenciation primaire. Ce mouvement que Bleger appelle le «lien symbiotique» est un élément capital du travail analytique. Pour lui, le dépôt du noyau ambigu ou d’indifférenciation primaire à un dépositaire concret dans la réalité extérieur, que ce soit des personnes ou institutions à travers le lien symbolique, est un mouvement obligatoire du développement psychique et il se répète dans le travail analytique.

Oui, le cadre est le garant de pouvoir tout dire. Mais est-ce suffisant pour les patients qui ont été victimes de la violence extrême? Silvia Amati-Sas, à qui je ferai plusieurs références dans mon intervention et qui a beaucoup d’expérience avec des patients victimes de violence sociale extrême, dit «le psychanalyste va être le ‘porteur’ ou le dépositaire d’un paquet très lourd et ambigu, le contenu duquel (culpabilité, hontes, rages, craintes, incertitudes et impuissances) ne peuvent pas se résoudre seulement en racontant des épisodes ou témoignages.» [2] Donc à coté du cadre analytique, le psychanalyste lui-même se propose comme le porteur (facteur, messager, détenteur) de ce paquet lourd et ambigu.

D’autre part, le cadre permet au psychanalyste aussi d’avoir cette «écoute-attention flottante». Car lui aussi dépose son noyau ambigu sur le cadre. La question serait donc celle-ci : comment le psychanalyste peut-il écouter tout ce qu’on lui dit et surtout quand il s’agit de patients victimes de violence extrême sans tomber dans l’emprise de la fonction adaptative de l’ambigüité et jusqu’où il peut rester dans sa neutralité?

En paraphrasant Pınar Selek exilée de la Turque depuis 2009, qui disait «Loin de chez moi… mais jusqu’où?» [3], le psychanalyste dirait: alors «Près de chez moi… mais jusqu’où?» «Nereye kadar?»

La réponse serait peut-être «jusqu’à la honte» en suivant la proposition de Sylvia Amati Sas. Car, d’après elle, «la honte est un signal que le moi se donne pour que l’ambigüité ne dépasse pas certaines limites, en rapport avec le besoin du sujet du maintenir sa conflictualité, son projet identificatoire et son investissement du futur.» [4] Elle continue: «Chez ces patients, les sentiments de honte peuvent être compris comme un signal clinique de la récupération de la conflictualité à l’égard de l’aliénation subie. Ma propre honte et la honte de mon patient s’inscrivent dans la transsubjectivité d’un contexte humain infâme partagé.» [5]

Amati Sas situe la honte et l’ambigüité dans les espaces de la subjectivité  proposés par Berenstein et Puget qui permettent de sortir d’une dichotomie «dedans-dehors». Pour ces deux auteurs, le contexte social n’est pas seulement considéré comme un élargissement du monde familial mais comme un espace propre au sujet depuis le début de la vie.

Il y a trois espaces de la subjectivité; la première «l’espace intrasubjectif» Berenstein et Puget le décrivent comme l’espace interne des «relations d’objets»; le deuxième l’espace de l’intersubjectivité qui est celui de l’interrelation entre soi-même et un autre en tant que différent de soi (altérité); et le troisième, l’espace transsubjectif qui est défini comme les espaces de subjectivité qui concernent l’environnement humain et social partagé. Le sentiment de subjectivité se trouve alors dans l’intersection de ces trois espaces qui ont chacun leurs représentations et affects propres.» [6] «Dans l’espace intrapsychique la honte se rapporte à l’idéal du moi, idéal qui éloigne le moi de l’ambigüité – de l’indifférenciation primaire.» [7]

Amati Sas dit que «quand la honte devient trop gênante, on se défend d’elle avec ambigüité en faisant comme si elle n’existait pas, en obnubilant sa dérangeante perception.» [8] Mais elle a aussi raison de souligner que; «Dans l’espace intersubjectif (qui implique «la présence» de l’autre), la honte apparaît comme une sensibilité ou une «alarme éthique» par rapport à un excès d’adaptation, à se laisser «pénétrer» ou «englober» intentionnellement par un autre (aliénation) [91]. Elle suppose la reconnaissance de notre corruptibilité, de notre aliénabilité, de notre tendance à nous ‘adapter à n’importe quoi’. … La honte dans l’espace transsubjectif se réfère à des moments de lucidité où on a la perception fugace, mais globale d’un cadre commun inacceptable, une intuition qu’on essaie rapidement d’oublier ou bien courageusement d’élaborer à la recherche d’une compréhension.» [10]

Oui, le psychanalyste a besoin d’une alarme éthique: «Cet insight du psychanalyste fait apparaître le besoin d’une «alarme éthique» quant à la possibilité de sa propre aliénation, car «la perte de sens» est le but implicite de la violence sociale institutionnalisée. Les affects douloureux de désespérance et d’étrangeté sont des signaux précieux pour ne pas se rendre à «à quoi bon» provoqué par la mise en place de la violence.» [11] dit-elle.

DE L’AMBIGUÏTÉ À LA PLASTICITÉ, LA POSSIBILITÉ DE RÉVOLTE ET DE CRÉATIVITÉ

Comme il a été souligné dans la présentation du colloque, l’ambigüité pourrait être le socle du conformisme. Car il  peut fonctionner comme un mécanisme de défense majeur surtout dans des conditions d’extrême violence en créant une position acritique et aconflictuelle de la réalité extérieure qui en même temps, n’est ni niée, ni démentie.

Dans la présentation du projet du colloque, il a été posée aussi une question importante: «Comment, alors que l’ambigüité est une sorte de structure du psychisme, peut-elle par l’intervention de processus intra/intersubjectifs de pensée, parole, récits, action se retourner en disconformidad, anomalie, création etc. ?»

Donc nous pouvons nous dire «Jusqu’où l’ambigüité peut aider au moi à s’adapter à n’importe quoi? Est-ce que la psyché humaine est-elle si malléable, si adaptable, si flexible? Jusqu’où?  Nereye kadar? »

Pour poursuivre le débat, je voudrai faire référence à un autre auteur Catherine Malabou qui a donné récemment une conférence à Istanbul et à son concept de «la plasticité».

Malabou propose dans son livre «Que faire de notre cerveau?» une différence entre la flexibilité et l’élasticité. En faisant référence, entre autres, au livre de Luc Boltanski et Eve Chiapello «Le nouvel esprit du capitalisme»; elle dit avoir compris que: «… le rapport structurel entre sujet biologique et sujet politique était toujours déterminé par le fonctionnement du capitalisme dans un moment donné de son histoire.» En partant du constat: «la plasticité cérébrale est aujourd’hui l’expression superstructurelle ou idéologique du capitalisme global…» [12] elle se pose la question suivante: «… il paraît impossible de savoir si le discours neurobiologique contemporain, omniprésent dans les médias, tout puissant désormais au sein des sciences humaines, est l’allié objectif de la globalisation, sa formation discursive privilégiée, ou s’il permet également d’en construire la contre-offensive.» [13]

Et, elle essaye de donner une réponse: «En proposant de penser la différence entre flexibilité et plasticité, j’ai tenté de distinguer entre l’idée d’une malléabilité infinie – un individu à qui on peut tout imposer (n’importe quoi – dirait Amati Sas) – et celle d’une souplesse doublée d’une résistance à la déformation. On le sait, la plasticité caractérise la propriété de matériaux, comme le marbre, qui ne peuvent revenir à leur forme initiale une fois sculptés ou moulés et gardent ainsi trace et mémoire de leur déformation première. On sait aussi que le plastic est un explosif très puissant. Un individu plastic, à la différence d’un individu flexible, serait alors celui qui ne peut subir la pression que jusqu’à un certain point, (la honte, l’alarme éthique dirait encore Amati-Sas) ce point marquant un seuil incompressible de rupture, une limite absolue à l’exploitation… La plasticité est donc à la fois restrictive et énergique. En marquant la limite, elle révèle du même coup la part essentielle de non-conformité qui permet au sujet non seulement de ne pas plier mais aussi d’inventer sa forme. » [14]

Donc, l’ambigüité et la plasticité même avec des points de départ très différents, sont deux notions assez proches pour comprendre que le conformisme, l’adaptabilité et la malléabilité de la psyché humaine et celles des groupes ou populations ont une limite. Et cette limite une fois dépassée, il y a la révolte et la création.

LA RÉVOLTE DE GEZI

«Non, ils n’ont pas honte, mais nous oui!» En juin 2013, lors de la révolte de Gezi, les jeunes de la Turquie, d’abord à Istanbul puis dans toutes les villes du pays, ont crié cette phrase. Contre l’autoritarisme islamiste du gouvernement et des mairies des grandes villes et contre le degré de corruption incroyable des dirigeants de tous les niveaux, contre les lois, les décrets, les décisions antidémocratiques (restrictions de droits associatifs, interdictions des manifestations démocratiques et mesures de contrôle policiers visant associations, partis politiques et organisations  humanitaires etc.), anti laïques (restriction de vente d’alcool par soucis religieux, obligation d’ouvrir des endroits de culte musulmane sunnite dans tous les établissement scolaires, commerciales, culturels, l’obligation de suivre des cours de Coran dans toutes les écoles), anti minoritaires (restrictions des droits des minorités religieuses, ethniques, sexuelles), anti égalitaires (restrictions des droits de femme), anti écologiques (permis de construction donnés à toute vitesse sans le moindre soucis écologique) voire antihumaine (projet d’interdiction de l’IVG aux femmes tombées enceintes après un viol) cela était leur réponse.

Alors qu’on croyait qu’il s’agissait d’une génération apolitique, conformiste, passive voire soumise puis que ces jeunes étaient nés après le coup d’état fasciste militaire du 1980 qui avait mis en oeuvre le projet américain d’apolitisation et d’islamisation de la Turquie contre, bien sur, le grand danger du communisme. [15]

Alors qu’on croyait que ces jeunes ne s’intéressaient pas à la politique, qu’ils ne lisaient pas, qu’ils ne regardaient que les émissions nulles à la télé, ils ne s’occupaient que de leurs ordinateurs, jeux vidéos et téléphones mobiles… Mais pourtant, ils ont réussi à réaliser l’événement politique le plus important des dernières décennies du pays. Pendant 15 jours, ils ont montré une créativité sans précédente sur ce terrain de 38.000 m2 en plein milieu de la ville.

Je cite encore Silvia Amati Sas: le «tout est possible et tout est permis» trop généralisé actuellement fait que la honte transsubjective mérite d’être très particulièrement prise en considération par la psychanalyse comme étant le signal d’une résistance subtile à l’égard de notre conformisme et notre tendance à nous adapter « à n’importe quoi ». [16]

Les jeunes de la Turquie avaient honte de leurs dirigeants, de leur corruption, de leurs lois, décrets et décisions antidémocratiques, anti laïques, anti minoritaires, anti égalitaires, anti écologiques et anti humaines. Ils n’ont pas voulu s’adapter à n’importe quoi et, en plus pendant cette période traumatique, ils ont trouvé « un objet à sauver » encore un concept d’Amati Sas : leur petit parc Gezi au centre de la ville, pour résister à l’aliénation et pour retrouver des sentiments de cohérence et de continuité [17].

Pınar Selek qui disait «Loin de chez moi… mais jusqu’où?», les jeunes de Gezi se sont posés la question: «Près de chez moi… mais jusqu’où?» Et quand les bulldozers islamo-autoritaires sont venus auprès de chez eux, pour défendre leurs arbres, leur parc, leur écosystème, leur monde en bref «leur objet à sauver», ils ont crié «yeter, ça suffit, basta!»

CONCLUSION

Le, la psychanalyste peut devenir sale quand il/elle devient conformiste voire collaborateur/collaboratrice d’un système d’oppression. Je pense à la triste histoire d’Amilcar Lobo Moreira [18], médecin psychanalyste brésilien, qui avait participé activement aux séances de la torture lors de la dictature militaire pour lequel l’API a mis malheureusement 25 ans pour arriver à le condamner, en signalant le fait supplémentaire qu’une grande partie des membres de son association locale, n’ait formulé aucune dénonciation à leur niveau.

Les psychanalystes peuvent suivre Paul Ricoeur qui disait  La parole est mon royaume et je n’en ai point honte. Ce royaume de la parole ne nous fait pas honte, à condition de reconnaître la honte comme une alarme éthique.

Cécile Sales termine son livre intitulé «Vous êtes sale … je peux tout vous dire» avec ces mots: «Aucune autre forme de thérapie ne fait à ce point confiance à l’individu et à ses possibles: le travail analytique est effectué par lui, sur lui-même; ainsi est-il appelé à devenir actif, à se prendre en compte dans son être entier et dans toutes ses dimensions» [19] et j’ajouterai à cela sans avoir honte!

 

NOTES
[1] Cécile Sales (2010) Vous êtes sale… je peux tout vous dire, Le Félin, Paris, p.17.
[2] Sylvia Amati Sas, (1989) Récupérer la honte, in Violence d’Etat et psychanalyse, Puget, Kaes et all, Dunod, Paris, p. 112.
[3] Pınar Selek (2012) Loin de chez moi… mais jusqu’où? Ed.IXe. Donnemarie-Dontilly, France.
[4] Sylvia Amati Sas (2003) Honte, ambigüité, et espace de la subjectivité RFP, LXVII, 5, p.1772.
[5] Sylvia Amati Sas (2003) p.1772.
[6] Silvia Amati Sas (2002) Situations sociales traumatiques et processus de la cure, RFP, LXVI, 3, p. 927. Référence citée: Berenstein I., Puget J. (1997) Lo vincular, Buenos Aires, Paidos
[7] Silvia Amati-Sas (2003) p.1773.
[8] Silvia Amati-Sas (2003) p.1773.
[9] C’est le concept d’aliénation définit par Piera Aulagnier comme «un changement dans la pensée et les sentiments par l’action de quelqu’un d’autre, sans que le sujet s’en aperçoive». Référence citée Aulagnier P. (1979) Les destin du plaisir, Paris, Puf.
[10] Silvia Amati-Sas (2003) p.1773-1774.
[11] Silvia Amati-Sas (2002) p.929.
[12] Catherine Malabou (2004) «Que faire de notre cerveau?» 2011, Bayard, p. 11.
[13] Catherine Malabou (2004) p. 12.
[14] Catherine Malabou (2004) p. 11-13.
[15] Le coup d’état de 80 soutenu ouvertement par le gouvernement Américain a donné des conséquences très graves sur la vie politique et intellectuelle de la Turquie; plus de cent mille personnes torturés, des centaines de morts et disparus et plus de vingt personnes exécutées par les décisions des tribunaux militaires et plus de trois cent milles réfugiés politiques dans les pays européens…
[16] Silvia Amati-Sas (2003), p.1774.
[17] Le terrain du parc Gezi appartenait à un cimetière arménien confisqué illégalement par la mairie d’Istanbul dans les années 1920. La révolte de Gezi est le retour du refoulé!
[18] Pour plus de détails voir wikipédia, Amicar Lobo.
[19] Cécile Sales p.168.

 


(RE)PENSER L’EXIL N°6/7 > JOSÉ BLEGER À ISTANBUL. JUSQU’OÙ? (NEREYE KADAR?), Talat PARMAN, Psychiatre-psychanalyste (membre de l’Association Psychanalytique d’Istanbul et de la Société Psychanalytique de Paris) exerçant à Istanbul

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